Studio de Photographe du Cap d'Agde. Photo-filmage de plage. Naissance bébé studio Artistique... Laboratoire d'impression grand format.

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LA NOUVELLE TRADITION DE L'IMAGE

Spécialiste PHOTOGRAPHE portrait, mode, mariage.

c'est avec plaisir que nous vous accueillons sur notre site Internet de photographie. Pierre-Arnaud est un photographe spécialisé dans la photo de mariage, portrait, mode, book, sport.... Il s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels !

Vous trouverez toutes les rubriques photos et accessoires en haut dans chaque catégorie. Que ce soit pour voir des photos de prestations clients, acheter du matériel photo-vidéo, développer vos propres images argentique ou numérique, s'occuper de votre communication d'entreprise, demander la réalisation de votre futur site Internet... Une multitude d'outils professionnels s'offrent à vous et nous prendrons soin de vous éclaircir du mieux possible afin d'étancher votre soif d'informations. En voici une courte description :

Vous verrez en haut de ce site Internet 6 catégories principales dans lesquelles nous avons essayé de classer au mieux la quantité des prestations proposées dans des sous-catégories :

1. Prise de vues

C'est le book photo tout simplement, vous aurez ainsi un petit aperçu du travail pouvant être réalisé pour vous. Des portraits de famille, de la maternité aux photos de bébés, book pour des castings, des images que ce soit pour vous ou pour vos proches. Des illustrations de photos de mariage lors des préparatifs, de l'accueil des invités à la mairie, la cérémonie à l'église, image officielle de groupe de tout le monde ainsi que les autres familles qui souhaitent se prendre uniquement avec les mariés. Les inoubliables prises de vues de couple que je m'efforcerai de photographier avec tout l'amour que cette séance demande. La soirée où tout le monde se lâche pour faire la fête vous sera également proposé avec impression sur place si vous le désirez. 

Nos amis les bêtes ne seront pas en reste, en studio ou extérieur nous prenons aussi des photos d'animaux selon vos envies. Nous nous amuserons ensemble pour capturer ces instants.

2. Vos photos

Dans cet espace vous allez pouvoir visionner 2 types de classement photo,

--- l'un pour les événements publics comme le rassemblement de motos Brescoudos, de voiture avec Les COX et WV, de sport comme le Pro-Am de golf

--- et l'autre dans "ACCES CLIENT PRIVE" pour les photos personnelles comme des portraits de vos enfants, mariage, communion...

3. Labo/Impression/Boutique

Ce grand espace est destiné à l'achat de photos artistiques, développement de vos propres images, acheter du matos et accessoires photo et video, explication de travaux publicitaires, photothèque, boutique cybercafé afin d'acheter des forfaits Wi-Fi valable sur nos hotspots.

4. Le blog

S'exprimer, communiquer, échanger...

5. Liens / Partenaires

Pour découvrir des prestataires complémentaires qui pourrait vous servir et vous aider dans vos recherches.

6. Contact

Pour nous joindre, prendre rendez-vous, avoir un devis, des informations complémentaires...

La profession de photographe :

La photographie de mariage est un exercice photographique particulier, très codé et effectué par des photographes dont c'est l'activité principale. Cette spécialisation est cependant parfois dénigrée pour son côté « non-artistique ». Elle mélange le reportage, le portrait, la composition, la maîtrise de l'événement, la personnalisation, et un savoir-faire afférent aux professionnels du mariage.

Les photos de cette journée ne sont pas aussi simples à réussir qu'il y paraît : aux difficultés purement techniques vient s'ajouter le stress, car non seulement il est impossible de recommencer, mais, de plus, les mariés et leurs familles ont souvent une idée très idéalisée du mariage et attendent du photographe qu'il la reproduise dans son travail. Les photographes professionnels, ayant une bonne connaissance de cette spécialisation, savent anticiper les demandes les plus diverses.

Chacun ayant un style qui lui est propre, les entretiens et recherches durant les préparatifs servent à déterminer le choix du photographe et lui confier le soin de réaliser les images en toute complicité.

Aujourd'hui les photographes privilégient les appareils numériques afin de permettre plus de facilités à la prise de vue (vue immédiate de la photo, post-traitement, coûts). L'utilisation de plusieurs boîtiers permet de s'affranchir du changement intempestif de l'optique sur les modèles à objectif interchangeable (reflex), notamment entre courte (grand angle) et longue focale (téléobjectif).

Histoire de la photographie :

La photo peut être considérée comme une technique propre à supplanter le dessin ou la peinture pour représenter le monde qui nous entoure. Son invention nécessitait, d'une part la réalisation d'un dispositif optique permettant la création de l'image, et d'autre part de fixer cette image sur un support pérenne par un processus chimique irréversible.

Par ailleurs les usages de cette technique ont évolué, et sa dimension artistique a notamment été reconnue.

À l'époque de la Renaissance, les peintres italiens commencent à découvrir les lois de la perspective. Pour simplifier le tracé de leurs paysages, ils utilisent des appareils optiques qui permettent de projeter sur une surface une image d'un paysage ou d'un objet : la chambre claire, la chambre noire, le perspectographe (le portillon d'Albrecht Dürer).

La chambre noire était déjà connue par Aristote (384-322 av. J.-C.), par le savant arabe Ibn Al-Haytham (965-1038) et par Léonard de Vinci (1452-1519) ; on peut la considérer comme l'ancêtre des appareils photographiques. Elle est constituée par une boîte fermée, étanche à la lumière, dont une des faces est percée d'un tout petit trou, le sténopé. L'image inversée d'un objet éclairé placé à l'extérieur devant le trou se forme sur la paroi opposée.

Elle fut employée par de nombreux artistes, dont Giambattista della Porta, Vermeer, Guardi et Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto, qui l'utilisa notamment pour mettre en perspective ses célèbres paysages des canaux de Venise.

Les visiteurs du physicien italien Giambattista della Porta (1535 ca - 1615) auraient été effrayés en voyant sur le mur l'image des petits personnages se déplaçant la tête en bas. Pris de panique, ils se seraient précipités hors de la pièce. Della Porta a été accusé de sorcellerie. Della Porta voulut divertir ses invités en leur faisant découvrir une camera obscura c'est-à-dire la chambre noire en latin.

Celle-ci peut produire un effet spectaculaire, bien que son principe de fonctionnement soit simple. Quand la lumière pénètre par un trou minuscule dans une boîte ou une pièce obscure, une image inversée et renversée de l'extérieur est projetée sur la paroi opposée. Ce que les invités de Della Porta avaient vu n'était rien de plus que les acteurs qui jouaient dans la pièce voisine. Ce qu'on appelle maintenant la chambre noire était l'ancêtre de l'appareil photo moderne. La chambre noire n'était pas une nouveauté à l'époque de Della Porta. Aristote (384 - 322 av. J.-C.) avait observé le principe selon lequel elle fonctionnerait. Alhazen, un savant arabe du xe siècle, en avait donné une description détaillée, et les carnets du célèbre Léonard de Vinci, au xve siècle, en faisaient aussi mention. Au xvie siècle, la netteté de l'image s'est améliorée avec l'introduction de la lentille. De nombreux artistes ont d'ailleurs utilisé cet accessoire de façon à rendre avec plus d'exactitude la perspective de l'échelle. Pourtant, malgré de multiples tentatives, il a fallu attendre le xixe siècle pour obtenir une image permanente.

Le principal inconvénient du sténopé est son manque de luminosité. En effet, la définition de l'image produite, c'est-à-dire la finesse des détails, est en fonction de la dimension du trou. Pour obtenir une image suffisamment détaillée, celui-ci doit être le plus petit possible ; mais alors il ne passe que très peu de lumière et l'image est peu visible. Une lentille de verre, qui peut focaliser les rayons lumineux, améliore les performances du sténopé : le diamètre de l'ouverture étant plus important, on admet davantage de lumière et l'image est plus claire.

Le dispositif physique permettant de créer l'image étant inventé, il restait une étape importante à franchir : comment faire en sorte que la vision fugitive créée par la lumière dans la chambre noire se transforme en une image véritable, stable et durable comme un dessin ou une peinture. Autrement dit, comment supprimer le travail du dessinateur ou du peintre, avec tout ce qu'il suppose d'interprétation personnelle, d'erreurs et d'imprécisions, et faire exécuter ce travail automatiquement par la lumière elle-même ?

La découverte de l'action des rayons lumineux sur une surface sensible est attribuée aux alchimistes du Moyen Âge, qui connaissaient les propriétés du chlorure d'argent, sensible à la lumière. Elle fut suivie durant les xviie et xviiie siècles par diverses recherches (Johann Heinrich Schulze, Giovanni Battista Beccaria, Thomas Wedgwood).

Au début du xixe siècle Joseph Nicéphore Niépce (1765-1833) réussit à obtenir et conserver une image due à l'action de la lumière. Dès 1812, il parvint à obtenir en lithographie des négatifs (grâce au chlorure d'argent) et des positifs (avec du bitume de Judée), mais ces images ne sont pas stables. Il utilise pour cela du sel d'argent placé au fond d'une chambre noire, mais le sel d'argent continue de noircir après l'exposition et l'image finit par disparaître.

En 1819, John Herschel décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur de Mijus.

Niépce se rend compte que l'important est d'interrompre l'action du produit après une période d'exposition à la lumière. Après avoir tenté des produits qui éclaircissent à la lumière au lieu de noircir avec toujours le même problème de stabilité, il s'intéresse à différents acides qui agiraient sur une plaque de métal ou de calcaire et seraient lavés ensuite. Mais l'acide ne réagit pas à la lumière. Il comprend grâce à cette expérience que l'action de la lumière n'a pas besoin d'être visible immédiatement, mais peut être révélée ensuite. Il tente d'utiliser la résine de gaïac, sensible aux ultra-violets qui perd sa solubilité dans l'alcool (dont le procédé peut donc être interrompu). Possible en plein soleil, l'opération est un échec en chambre noire, car les ultraviolets (inconnus de Niépce) sont filtrés1.

L'expérience suivante en 1822 utilise le contact et l'asphalte, ou bitume de Judée. Cette substance perd sa solubilité sous l'action du soleil. Donc une plaque de métal enduite de bitume est exposée plusieurs heures, puis rincée au solvant, puis rongée par l'acide aux endroits où le bitume est dissous. Le résultat est concluant et permet en particulier de créer des supports métalliques pour l'imprimerie. Niépce constate néanmoins que les dégradés ne sont pas satisfaisants. Des hachures peuvent rendre ce dégradé en imprimerie, mais limite la source de l'image à des gravures, impossible d'avoir des sujets réels.

Entre la fixation du négatif et la première photo stable, de nombreux essais ont été nécessaires ; certains sont parvenus jusqu'à nous. Par exemple cette image datée de 1825 est la plus ancienne gravure héliographique connue. Elle est une reproduction par Niépce d’une gravure hollandaise représentant un petit cheval. La vue de sa propriété de Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire) est majoritairement reconnue comme la première photo en raison de sa stabilité et parce qu'il s'agit de la première image connue prise d'après nature avec une chambre noire utilisée comme appareil photographique; elle date de 1826. Niépce plaça une plaque d'étain recouverte de bitume dans une chambre noire, face à une fenêtre de sa propriété. Il l'exposa ainsi pendant plusieurs jours. Cela forma une image floue – mais maintenant très connue – d'un bâtiment, d'un arbre et d'une grange.

Les dégradés et la précision que Niépce souhaite ne sont réellement satisfaisants qu'après un nouveau changement de support et d'activateur. En 1828, il utilise une plaque d'argent et de la vapeur d'iode, le résultat est enfin à la hauteur de ses espérances. Le temps d'exposition est toujours de plusieurs heures à plusieurs jours1.

Voulant affiner sa méthode, Niépce s'est associé, en 1829, à un entrepreneur dynamique nommé Louis Jacques Mandé Daguerre (1787-1851). À partir de 1829, Daguerre a commencé véritablement ses travaux en chimie en utilisant l'iode découverte par Bernard Courtois. Daguerre a accompli des progrès importants dans les années qui ont suivi la mort de Niépce, survenue en 1833. Les vapeurs d'iode sont utilisées comme agent sensibilisateur sur une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent polie. La réaction entre l’iode et l’argent produit de l’iodure d’argent, une substance qui s'est révélée être plus sensible à la lumière que le bitume. Par hasard, il a découvert que si une plaque qui avait été exposée était traitée aux vapeurs de mercure, l'image latente apparaissait nettement.

À partir de ce moment-là, le temps de pose se réduit considérablement. Plus tard, Daguerre se rend compte qu'en trempant la plaque dans une solution saline, il pouvait empêcher l'image de noircir avec le temps.

Arago présente la découverte à l'Académie des sciences en 1839 et Daguerre la commercialise sous le nom de « daguerréotype ». L'État français l'acquiert contre une rente viagère, puis en fait « don au monde ».

Cependant toutes ces images ne pouvaient être produites qu'en un seul exemplaire à la fois, et elles nécessitaient des temps d'exposition de plusieurs dizaines de minutes, ce qui rendait très difficile la réalisation de portraits.

En 1839, quand l'invention de Daguerre - le daguerréotype - a été présentée au public, elle a reçu un accueil des plus enthousiastes. Dans son Histoire de la photographie, le spécialiste Helmut Gernsheim déclare : « il est probable qu'aucune invention n'a autant exalté l'imagination du public et n'a conquis le monde en une vitesse aussi fulgurante que le Daguerréotype. » Un témoin écrit : « Une heure après, toutes les boutiques étaient prises d'assaut. Mais il n'a pas été possible de rassembler assez d'instruments pour satisfaire la marée des daguerréotypeurs en herbe. Quelques jours plus tard, on pouvait voir sur toutes les places de Paris, face aux églises et aux palais, des chambres noires montées sur leur trépied. Tous les physiciens, chimistes et intellectuels de la capitale polissaient des plaques argentées. Même les épiciers prospères n'ont pas pu se refuser le plaisir de sacrifier un peu de leurs ressources sur l'autel du progrès, en les laissant se volatiliser avec de l'iode et fondre dans les vapeurs de mercure. »

La presse parisienne n'a pas tardé à nommer cette mode de « daguerréotypomanie ». Devant la qualité remarquable des daguerréotypes, Sir John Frederick William Herschel, un scientifique britannique a écrit : « On peut sans exagérer, les qualifier de miraculeux ». Honoré de Balzac, puis Théophile Gautier et Gérard de Nerval ont été jusqu'à attribuer à cette invention des pouvoirs magiques. Cependant, tout le monde n'a pas fait bon accueil à cette invention. En 1856, le roi de Naples a interdit la photographie, peut-être parce qu'il la croyait liée au mauvais œil.

Par ailleurs, en voyant le daguerréotype, le peintre Paul Delaroche s'est exclamé : « À partir d'aujourd'hui, la peinture est morte ! » L'invention a causé une vive inquiétude parmi les peintres qui l'ont perçue comme une menace pour leur gagne-pain. Un commentateur a affirmé une autre de leurs craintes en ces termes :« La photographie est si rigoureusement fidèle à la réalité optique qu'elle risque de détruire la conception que chacun se fait de la beauté ». En outre, les images photographiques ont même été critiquées pour leur réalisme implacable qui a fait voler en éclats les illusions de la beauté et de la jeunesse dont on se berçait jusqu'alors.

William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833 et est persuadé d'avoir inventé la photographie. En 1840, il invente la « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images. Suivent d'autres recherches qui, petit à petit, permettent d'améliorer la qualité des images, la sensibilité à la lumière des surfaces sensibles et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l'albumine » (Claude Félix Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin). Il ne faut pas non plus oublier les travaux négatif/positif sur papier d'Hippolyte Bayard, photographe français (contemporain de Fox Talbot), qui publia en 1839 le premier autoportrait (le noyé-suicide). Niépce, Daguerre et Talbot n'ont cependant pas été les seuls à revendiquer la paternité de la photo. Après l'annonce de Daguerre en 1839, au moins 24 hommes, de la Norvège au Brésil, ont fait de même.

Talbot installait une feuille de papier enduite de chlorure d'argent dans sa chambre noire. Il obtenait un négatif, qu'il cirait pour le rendre transparent. Il le plaçait ensuite sur une autre feuille imprégnée, puis l'exposait à la lumière du jour. Il créait ainsi une image positive.

Si, au départ, le procédé de Talbot a été beaucoup moins populaire que celui de Daguerre, et de qualité inférieure, il avait néanmoins de l'avenir. Il permettait de produire plusieurs exemplaires d'une image à partir d'un seul négatif ; de plus, le papier coûtait moins cher et il était plus facile à manipuler que le fragile daguerréotype. Malgré son succès initial, la daguerréotypie n'a eu aucun débouché, alors que la technique de Talbot sert toujours de base à la photo moderne.

Les premiers clichés étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples, et le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l'appareil photographique, supplante la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances, ouvrant la voie à la photo de voyage et de reportage. Le procédé de la miniaturisation de l'appareil permet de faire des clichés avec différents types de prise de vue.

L'avènement de la photo en 1839 ouvre la voie à une nouvelle activité professionnelle : photographe. Un grand nombre de peintres embrassent cette activité naissante, mais également des hommes (et quelques femmes) qui comprennent très vite l'intérêt financier que représente cette profession.

L'histoire de la photographie est généralement racontée au travers d'une cinquantaine de noms de photographes, représentant la dimension artistique de cette profession. L'apparition en 1854 de la photo en série et la profusion des photographes permet de regarder cette histoire sous l'angle industriel. L'histoire de la photo peut alors être envisagée au travers de plus de 11 500 photographes.

L'angle financier devient l'angle majeur, et l'angle artistique mineur. La dimension sociale est alors prépondérante. Les photographes sont si nombreux à la fin du xixe siècle que dans son dictionnaire des professions, Edouard Charton présente cette profession comme le type même des professions émergentes.

Les photographes durant cette période ont eu une production considérable et la photo-carte de visite représente alors la majorité de la production. Produite en plusieurs millions d'exemplaires de 1854 aux années 1910, la photo-carte apprend à connaître l'évolution de cette profession. Le verso des photos-cartes apporte une foule de renseignements : adresse, changement d'adresse, apparition du téléphone et du métropolitain, parfois leurs différentes professions… Des annotations manuscrites renseignent sur les usages de la photo. Cette multitude d'informations fournies par les photographies ouvre la voie à d'immenses possibilités de recherches et d'études dans le domaine social ou dans le domaine culturel. En 1872, il sort des ateliers de Disderi 2 400 photos-cartes par jour.

Une base de données, réalisée par François Boisjoly propose plus de 22 000 photos et présente plus de 16 000 noms et adresses d'hommes ayant vécu pour et par la photo à cette époque. L'un des intérêts de cette base de données est de fournir des informations sur les photos elles-mêmes et sur les photographes.

Une véritable histoire sociale de la profession de photographe en découle, montrant les mutations de la société, l'évolution de l'activité professionnelle et la mobilité des hommes vivant de la photo. Débutant à Paris, la profession se diffuse sur l'ensemble du territoire national durant la deuxième moitié du xixe siècle. La vulgarisation du procédé au travers du territoire est un révélateur de l'engouement de la population pour la photo. La rapidité de cette propagation permet d'analyser et de mettre en évidence la prédisposition du pays à recevoir un procédé de diffusion de masse pour les images.

Un grand concours photographique est organisé lors de l'exposition universelle de 1900, sous l'égide de M. Davanne, président de la Société française de photographie, et de M.le commandant Houdaille, membre du Comité de cette même société. Chaque concurrent doit soumettre au jury douze épreuves sur plaques ou pellicules prises durant le concours de ballons du parc d'aérostats basés à Vincennes, développées par leurs soins, et rassemblées prétimbrées au bâtiment de protection des dirigeables.

Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photo en couleurs, l'« autochrome », inventé par les frères Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. Le procédé gardait comme support la plaque de verre.

Les couleurs sont obtenues grâce à une trichromie composée de grains de fécule de pomme de terre et les couleurs primaires, rouge, vert, bleu. Chaque autochrome est donc une image unique.

La photo autochrome était faite pour être regardée en projection. La reproduction sur papier révèle les subtilités de ce type de vision, et aussi son caractère d'objet unique : se voient en effet les imperfections de l'émulsion, les marques du temps. Les vues prises « sur le vif » sont peu fréquentes, le procédé ne permettant pas les prises de vues rapides.

On ne peut aborder l'histoire de la photographie sans évoquer le « petit format », tant ce concept a été décisif dans l'évolution ultérieure de la discipline.

Thomas Edison avait défini vers 1891 les dimensions et les perforations de la pellicule utilisée dans le kinétoscope. En 1912, l'Américain Edgar Fahs Smith construisit une caméra utilisant ce support, mais le manque de sensibilité des émulsions fit échouer sa commercialisation.

En 1909, le Français Étienne Mollier conçut le Cent-Vues, un appareil « de poche » qui prenait d'affilée cent vues sur format 18/24 mm sur film perforé 35 mm. Il le fabriqua en 1910 et obtint cette même année la médaille d'or du concours Lépine. Il commercialisa tout de suite son « Cent-Vues » à petite échelle, mais sans grand succès.

En 1913, Oskar Barnack construisit le prototype du Leica, qui fut réellement produit et commercialisé en 1925. La diffusion des appareils de petit format et leur succès furent assurés par l'apparition des premiers films en couleur tels que nous les connaissons aujourd'hui, le Kodachrome (1935) et l'Agfacolor (1936).

Le Leica fut à l'origine du concept de « petit format ». Auparavant le format des images négatives était au minimum de 4,5 × 6 cm, et plus souvent de 6 × 9 cm et plus, et un tirage par contact permettait d'obtenir une épreuve positive lisible. Par contre il était difficile de disposer sur une même pellicule de plus d'une douzaine de vues. L'utilisation du film de 35 mm sur lequel les clichés mesurent 24 × 36 mm permet de tripler l'autonomie d'un film. Corollaire négatif : les images sont trop petites pour permettre une lecture directe et nécessitent un agrandissement. Celui-ci n'est rendu possible que par l'amélioration de la qualité des émulsions, notamment l'augmentation de la sensibilité sans altération de la définition qui est liée à la finesse du grain.

Le 24 × 36 (comme on le désigne couramment), s'il représente le standard le plus utilisé dans la pratique photographique tant amateur que professionnelle, n'a pas supplanté totalement les autres formats. Une taille de négatif supérieure permet une image d'encore meilleure qualité, et les professionnels ou les amateurs les plus avertis continuent d'utiliser le moyen format qui va de 4,5 × 6 cm à 6 × 9 cm et dont le support est un film souple, et le grand format sur plans films ou plaques de verre.

Vers 1948, le docteur Edwin H. Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroid et, en 1963, il adapte ce procédé à la couleur.

Tous les procédés photographiques actuels en argentique ne sont que des perfectionnements des inventions citées plus haut.

Avec le xxie siècle, la photographie est entrée dans l'ère numérique. La surface sensible, négative ou positive, dont l'image est révélée chimiquement, est replacée par un capteur photosensible. Chaque image est délivrée par l'appareil sous la forme d'un fichier numérique, exploitable au moyen d'un ordinateur personnel ou professionnel, mais qui peut aussi donner lieu au tirage d'une épreuve photographique sur un support papier, à des bornes automatiques payantes placées dans certains magasins.

La photo numérique ouvre toutes sortes de possibilités nouvelles : le même fichier peut en effet donner lieu à une image en couleurs ou noir et blanc, ou présentant tout contraste ou toute tonalité (trait, sépia...). Lors de la prise de vue, le photographe dispose d'une très grande autonomie (jusqu'à plusieurs milliers de vues sur le même support numérique) et peut modifier sensibilité et ton de l'image à volonté. Les appareils numériques donnent aussi la possibilité de capter des images animées (vidéographie) avec le son ambiant. Les appareils sont en général devenus plus petits, tout en offrant des possibilités techniques et une souplesse très supérieures à celles de leurs prédécesseurs argentiques, pour un niveau de qualité équivalent, bien que le rendu soit différent (le grain n'est pas le même, les effets de moiré ne sont pas rendus de la même façon...), mais à un coût très inférieur : le prix d'un support numérique, minuscule, à grande capacité et réinscriptible donc réutilisable en théorie à l'infini, est équivalent à celui de quelques rouleaux argentiques, à usage unique et spécialisé (un rouleau égale une sensibilité et ou bien la couleur, ou bien le noir et blanc), et ne fournissant que quelques dizaines d'images. Toutes les retouches sont envisageables : recadrage, colorimétrie, contraste, netteté... et jusqu'au contenu même de l'image (ajout/suppression de personnes ou d'objet, modification de l'apparence physique d'une personne, etc...). Les images peuvent être sauvegardées sur un support numérique quelconque, être envoyées en pièce jointe à un courrier électronique, faire l'objet d'un tirage papier dans le commerce ou à domicile...

L'évolution actuelle semble condamner la technique argentique à ne subsister que sous forme d'expression purement artistique pratiquée par quelques rares amateurs.

Aux origines, la photo fut utilisée par les peintres comme aide pour leurs travaux. Puis, elle devint rapidement un moyen d'expression à part entière, de nombreux artistes la pratiquant parallèlement à d'autres modes d'expression ou s'y consacrant exclusivement.

Dans le même temps apparut la possibilité de l'utiliser comme témoignage historique, et se développa la notion de photo reportage. Ainsi le banquier Albert Kahn tentera de constituer, de 1909 à 1931, les archives de la planète en envoyant des photographes dans cinquante pays du monde.

Les peintres appliquaient leur art à diverses formes d'expression, et se spécialisaient dans les scènes de genre, la décoration, la peinture d'histoire ou le portrait ; assez vite les photographes explorèrent diverses voies pour mettre à profit les nouvelles techniques qui s'offraient à eux. Et ces applications se multiplièrent avec les progrès et la facilité d'utilisation qui s'ensuivirent. Si le portrait se développa rapidement dès lors que les durées de pose furent limitées à quelques minutes — on s'aidait pour cela de sièges pourvus d'appuie-tête et d'accoudoirs divers — les autres genres photographiques proliférèrent dès que l'on put utiliser un matériel relativement transportable et commode d'emploi.

Ces disciplines s'accommodaient bien des contraintes liées aux premiers procédés utilisés, qui nécessitaient de disposer d'un laboratoire attenant au studio de prise de vue, car les émulsions devaient être préparées juste avant l'exposition à la lumière, et le développement devait suivre immédiatement après.

Dès les débuts de la photographie, le réformateur social Jacob Riis a vu en celle-ci un moyen de diriger l'attention du public sur la pauvreté et la souffrance. En 1880, il a commencé à prendre en photo les quartiers pauvres de New York à la tombée de la nuit. En guise de flash, il utilisait de la poudre de magnésium qu'il faisait brûler dans une poêle à frire. Par deux fois, il a mis le feu à la maison où il travaillait, et une autre fois à ses vêtements. On dit que ses clichés ont motivé certaines réformes entreprises parThéodore Roosevelt à son arrivée à la Maison-Blanche. D'autre part, la force persuasive d'une série de photo de paysages, prises par William Henry Jacksona amené le congrès américain, en 1872, à faire de Yellowstone le premier parc national du monde.

Vers la fin des années 1880, le coût et la complexité de la photographie dissuadaient encore de nombreuses personnes de s'y essayer davantage. Toutefois, quand en 1888 George Eastman lance le Kodak, un appareil photo portatif très maniable et doté d'une pellicule, la voie s'est dégagée pour le photographe amateur.

Quand un client avait pris ses photos, il retournait l'appareil entier à l'usine. La pellicule y était traitée, et l'appareil rechargé, puis réexpédié avec des photos développées, le tout à un prix relativement bas. Le slogan « Appuyez sur le bouton, nous ferons le reste » n'avait rien d'exagéré.

Les milliards de clichés pris chaque année indiquent que son succès ne s'est jamais démenti. Et aujourd'hui, sa popularité s'est accrue grâce aux appareils numériques qui offrent une haute définition de l'image se mesurant en millions de pixels (méga pixels). Ces appareils sont munis de petites cartes mémoires pouvant contenir des centaines voire des milliers d'images (photos). On peut même en tirer chez soi des épreuves à l'aide d'un ordinateur et d'une imprimante.

Référence wikipedia